Grand Est, FRANCE, le 13 juin 2022, l’Atheris squamigera.
De : Sébastien KENNEL

Atheris squamigera - Vipère des buissons commune
Source d’origne : Graeme Skinner

Table des matières

La description de l’Atheris squamigera

Ce fut en 1 854 que pour la première fois, nous avons entendu parler de cette vipère, Atheris squamigera. À cette époque, l’auteur lui avait donné deux noms différents le premier était Atheris squamigera squamigera. Ce qui signifie qu’elle était la sous-espèce principale. En outre, il y avait aussi le nom d’Echis squamigera.

Il y a de fortes chances pour que l’auteur eût d’abord choisi Echis squamigera. Avant de se rendre compte qu’il valait mieux la classer dans le nouveau genre Atheris. Le genre Echis existe encore aujourd’hui. Et correspond bien à des vipères africaines, sauf qu’elles sont terrestres or que les Atheris sont arboricoles, etc.

L’auteur se nomme Edward Hallowell, c’était un Américain né en 1 808 et mort le 20 février 1 860. Il était un herpétologue et un médecin.

Les taxons de l’Atheris squamigera

Comme pour toutes les espèces, il est intéressant de suivre la taxonomie, pour être certain de quoi nous parlons. En effet, comme pour les noms vernaculaires, il y a plusieurs synonymes et changement au cours du temps. Certes, en théorie, il y en a un seul de valide.

C’est en 1 859 qu’Edward Drinker Cope décida de placer cette espèce dans un autre genre. Et de la renommer en Toxicoa squamata. En même temps, il semble qu’il l’ait gardé dans le genre Atheris. En la nommant Atheris squamatus. Puis, en 1 862 Cope garda ces deux noms précédents et rajouta visiblement le nom d’Echis squamata.

Edward Drinker Cope était aussi un Américain, né aux États-Unis le 28 juillet 1 840. Et il est mort le 12 avril 1 897. Sa naissance et sa mort furent dans l’état de Pennsylvanie dans la ville de Philadelphie. Dans ses compétences, vous pouvez retrouver de la paléontologie, de la zoologie et de l’herpétologie.

Un an après, en 1 863, Albert Karl Ludwig Gotthilf Günther, utilisa aussi plusieurs noms. De quoi y voir très clair. Il plaça l’espèce dans un nouveau genre nommé Poecilostolus burtonii. Et le garda aussi dans le genre Atheris sous Atheris burtonii.

Contrairement aux scientifique précédent Günther n’était pas un Américain, il était un Britannique d’origine allemande. Il est né le 3 octobre 1 830 à Esslingen am Neckar, Allemagne. Et il est mort dans le district de Kew, Richemont sur la Tamise, Angleterre le 1er février 1 914. Il était un zoologiste et de l’herpétologiste.

Les taxons de 1 864 à 1 896

Puis un autre Allemand du nom de Wilhelm Karl Hartwich Peters, un an après, en 1 864, donna deux noms. Il conserva le nom d’Atheris squamigera donné par Hallowell et il donna aussi le nom d’Atheris polylepis. C’est selon Philippe Golay, en 1 993, qu’il y a eu la donation du deuxième nom, Atheris polylepis.

Peters était un naturaliste et explorateur né aussi en Allemagne, le 22 avril 1 815 à Koldenbüttel, Duché de Schleswig. Et sa mort est venue le 20 avril 1 883 à Berlin.

Quelques années plus tard, vous vous retrouvez en 1 885. Et Alphonse Trémeau de Rochebrune à son tour donna deux noms différents. Le premier étant Atheris lucani et le second Atheris proximus. Rochebrune était un botaniste et zoologiste français. Il est né le 18 septembre 1 836 à Saint-Savin et mort le 23 avril 1 912 à Paris.

Plus de 10 ans après, en 1 896, George Albert Boulenger donna le nom d’Atheris squamiger. Notez bien la terminaison. Boulenger était de son côté un Belge, né le 19 octobre 1 858 à Bruxelles. Et il est mort 23 novembre 1 937 à Saint-Malo, France. Ses activités étaient la biologie et la zoologie.

Les taxons de 1 923 à 1 993

Karl Patterson Schmidt revient sur le nom d’Atheris squamigera, en 1 923. Il est à noter qu’il y aurait eu des Atheris hispida décrits dans le lot. Schmidt était un Américain né le 19 juin 1 890 à Lake Forest, Illinois. Sa mort est survenue le 26 septembre 1 957 à Chicago, Illinois. Il était un biologiste et herpétologue.

Puis, en 1940, Charles Mitchill Bogert un herpétologiste conserva le nom d’Atheris squamigera. Bogert est né aux États-Unis le 4 juin 1 908 à Mesa. Et sa mort est venu à Santa Fé le 10 avril 1 992.

Vous en venez à Raymond Ferdinand Laurent qui garda lui aussi le nom d’Atheris squamigera. Et mettra deux sous-espèces en avant Atheris squamigera squamigera et Atheris squamigera robusta. C’était en 1 956, puis il renouvela cela deux ans après en 1 958.

Raymond Ferdinand Laurent naquit le 16 mai 1 917 à Wasmes, Belgique. Puis, il perd la vie à San Miguel de Tucumán en Argentine le 3 février 2 005. C’était un zoologiste et herpétologue.

Ensuite, vous avez une série de scientifiques qui ont repris le nom de Boulenger, Atheris squamiger. Konrad Gerhardt Klemmer l’a fait en 1 963, en gardant la sous-espèce Atheris squamiger squamiger. Klemmer est un herpétologue allemand né le 25 novembre 1 930 à Frankfurt am Main.

Barry Hughes et D. H. Barry gardent eux aussi le nom d’Atheris squamiger en 1 969. Hughes est un herpétologue britannique.

Puis des années plus tard, en 1 993, Philippe Golay et al. poursuivi avec le même nom, Atheris squamiger. En mettant en avant la sous-espèce Atheris squamiger robustus. Philippe Golay est un herpétologiste suisse.

Les taxons de 1 994 à 2 000

Après vous avez Kenneth R.G. Welch, qui suivra aussi ce nom d’Atheris squamiger, en 1994. Kenneth est un herpétologiste et auteurs de plusieurs livres.

Jean-François Trape et Rolande Roux-Estève font de même, en 1995, ils conservent le nom d’Atheris squamiger. Trape est un Français né en 1 949. Il est un docteur en sciences naturelles, épidémiologiste et le directeur de la recherche à l’IRD. Quant à Roux-Estève, il était né en 1 921. Et il avait travaillé au Musée national d’histoire naturelle et au Laboratoire de zoologie reptiles et poissons, en 1 975.

Ensuite, vous avez Donald George Broadley, qui revient en arrière et reprend le nom d’Atheris squamigera, en 1 996. Broadley est un herpétologiste et botaniste britannique né le 29 mai 1 932 et mort le 10 mars 2 016.

Puis en 1 999, vous avez Roy W. McDiarmid, Jonathan A. Campbell et T’Shaka A. Touré qui reprennent aussi le nom d’Atheris squamigera. Roy W. McDiarmid est un zoologiste américain, spécialiste des amphibiens et des reptiles. Il travaillait en 1 999 pour l’US Geological survey, Patuxent wildlife research center. Et pour le musée national d’histoire naturelle du Washington, D.C..

Quant à Jonathan A. Campbell, c’est un herpétologue spécialiste des amphibiens et des reptiles d’Amérique centrale. Son poste en 1 998 était dans le département de la biologie à l’université du Texas, dans le comté d’Arlington. Enfin, en ce qui concerne T’Shaka A. Touré, il est un herpétologiste.

En 2 000, c’est Dwight P. Lawson et Paul C. Ustach, qui continuent avec le nom d’Atheris squamigera. Ils sont tous deux des herpétologistes américains.

Les taxons de 2 014 à 2 021

Puis en 2 014, vous avez Van Stanley Bartholomew Wallach et al. qui conserve eux aussi le nom d’Atheris squamigera. Wallach est un herpétologiste américain né en 1 947.

Après, il y a Stephen Spawls et al. qui perdure le nom d’Atheris squamigera, en 2 018. Spawls est un herpétologiste ayant passé pas moins de 39 années en Afrique.

Enfin, vous avez Bruna S. Santos et al., en 2021, qui conservent le nom avec une abréviation, Atheris cf. squamigera. Cette abréviation « cf. » vient du latin pour « confer » ou « conferatur », ces deux mots ont la signification de « comparer ». En fait les auteurs disent que vous devriez comparer avec d’autres références.

Les noms français pour l’Atheris squamigera

Souvent, le nom français est simplement Vipère des buissons. Cela est juste dans un sens et de l’autre cela porte à confusion parce qu’il existe plusieurs espèces d’Atheris. Ainsi, si vous ne voulez pas que cela soit confus, vous pouvez rajouter l’adjectif « commune ». Comme ça, vous avez le nom de « Vipère des buissons commune ». Parce qu’il s’agit de la vipère la plus commune dans la nature et en captivité.

Il est aussi possible de l’appeler « Vipère des buissons d’Hallowell ». Qui fait référence, comme vous l’avez vu, au premier scientifique qui l’a décrit. Enfin, le nom « Vipère des buissons variable » et aussi un nom utilisé pour faire référence à ses nombreuses couleurs.

Chez les Anglais qui n’aiment pas particulièrement les noms scientifiques, vous trouvez aussi le nom de « Vipère des buissons verte ». Terme que personnellement, je vous déconseille d’utiliser. Parce qu’en effet cela pourrai faire de la confusion avec des Atheris de couleur verte. Ça serait le cas par exemple avec l’Atheris chlorechis. De plus l’Atheris squamigera à d’innombrables couleur, même si le vert est la base.

L’utilisation du terme crotale ne peut se faire ici. Parce qu’il n’a pas de fossettes thermosensibles, il s’agit donc d’une vraie vipère classée dans la sous-famille des Viperinae.

L’apparence de l’Athéris squamigera

Il s’agit d’une petite vipère faisant une taille moyenne de 40 cm à 45 cm et jusqu’à 80 cm maximum.

La couleur de base sur le dos est le vert ou le jaune-vert. Avec pour la plupart du temps des lignes transversales qui sont jaunes et relativement fines. Le ventre est plutôt jaune souvent avec des tâches vertes de la couleur du dos. La queue à les mêmes couleurs généralement en plus foncée plutôt turquoise. Quant à la tête, elle est de même couleur que le corps.

La tête est triangulaire, comme c’est le cas de 90 % des vipères. Elle est aussi distincte du cou. Et elle est large, plate et couverte de petites écailles fortement carénées. D’ailleurs, des écailles carénées se trouvent aussi fortement sur le dos du corps. La bouche a une très grande ouverture.

Les iris des yeux sont d’une couleur proche de la couleur du dos. Avec plus ou moins un fort mouchetage de noir. Les pupilles sont de couleurs noires et elliptiques. C’est-à-dire ressemblant aux yeux des chats pendant la nuit, mais en plus étroit. Les yeux en même temps sont plutôt petits et leurs placements sont très en avant de la tête. Elles sont latérales comme les narines.

La queue est plutôt longue. Selon Stephen Spawls et Bill Branch, elle fait 17 % à 20 % de longueur totale pour les mâles. Et 15 % à 17 % de longueur totale pour les femelles.

Les femelles sont généralement plus grandes que les mâles.

D’autres couleurs existent, vous allez en découvrir dans la section des morphs, laissez moi juste le temps d’y venir.

L’apparence des vipéreaux

Les nouveaux-nés ont une taille de 16 cm à 22 cm environ.

Tout comme les parents, leur couleur est d’un vert ou jaune-vert. Ils peuvent aussi être de couleur olive. En outre, ils possèdent des formes de V d’une couleur olive foncé sur le dos. L’annelage des juvéniles est plus fort chez eux que sur les adultes. Lorsqu’ils sont jeunes, leur bout de queue est de couleur rose ou jaune vif. Ce qui leur permet d’attirer des proies, parce que celle-ci fonctionnant comme un leurre.

Les écailles de l’Atheris squamigera

Selon Dave Mallow, David Ludwig et Göran Nilson, l’écaille rostrale n’est pas visible d’en haut. Il y a le flanquement d’une très petite écaille juste au-dessus de la rostrale. Par de très grandes écailles de chaque côté. Ensuite, il y a la séparation de l’œil et du nez par 2 écailles. Au sommet de la tête, il y a 7 écailles à 9 écailles interorbitaires. Puis, il existe 10 écailles à 18 écailles circumorbitales.

Il y a 2 (rarement 1 ou plus de 2) rangées d’écailles qui séparent les yeux des labiales. Il y a 9 supralabiales à 12 supralabiales et 9 sous-labiales à 12 sous-labiales. Parmi ces derniers, les 2 antérieurs ou 3 antérieurs touchent les mentonnières, dont il n’existe qu’une petite paire. Enfin, les écailles gulaires sont carénées.

Il y a 15 à 23 rangées d’écailles dorsales. Qui se trouve au milieu du corps et 11 écailles à 17 écailles en arrière. Il y a 152 écailles ventrales à 175 écailles ventrales et 45 sous-caudales à 67 sous-caudales non divisées.

Il est possible qu’il y ait une variation des caractères morphométriques liés à l’habitat :

Dans les forêts du sudDans les prairies du Nord
Nombre de rangées d’écailles dorsales au milieu du corps1721
Nombre d’écailles ventrales171168
Nombre d’écailles sous-caudales5258

En comparaison

Stephen Spawls et Bill Branch disent : les écailles sont carénées, en 15 à 25 rangées au milieu du corps. Les ventrales sont de 133 écailles à 175 écailles. Les sous-caudales sont de 45 écailles à 67 écailles (Les plus grands nombres sont pour les mâles.).

L’aire de répartition de l’Atheris squamigera

Il s’agit de l’Atheris qui a la plus grande aire de répartition. Vous le trouverez dans les forêts d’Afrique centrale et d’Afrique occidentale.

Ainsi, vous pourrez le trouver au Nigeria, au même endroit que l’Atheris nitschei, le Rift Albertin. Avec une altitude différente. Au Kenya dans la forêt de Kakamega. Donc, là, où se trouve l’Atheris hispida, là aussi avec une altitude différente.

Remarque : le Rift Albertin est la branche occidentale de la vallée du Grand Rift.

Il se trouve aussi en Tanzanie, dans le parc national du Rumanyika. Et dans le centre du pays de l’Ouganda, au mont Elgon, dans les forêts du Lac Victoria. Et dans les hautes altitudes localisées le long du Rift Albertin. À l’ouest de la République démocratique du Congo. Le sud de la République Centrafricaine jusqu’au sud-est du Nigeria et du sud au nord de l’Angola.

En outre, il est aussi présent au Cameroun, en République du Congo et au Gabon.

Il existe une population isolée dans le village de Watoka au Sud du Soudan. Enfin, il y en aurait aussi sur l’île continentale de Bioko.

Selon des archives historiques de cet Atheris, il aurait été aussi présent au Ghana, au Togo et en Côte d’Ivoire. Ce qui n’est visiblement plus le cas de nos jours.

Aire de répartition de l'Atheris squamigera
Source d’origine : la liste rouge de l’IUCN

L’habitat de l’Atheris squamigera

Il monterait jusqu’à 1 700 mètres au-dessus du niveau de la mer. Selon Stephen Spawls et Bill Branch et l’UICN. L’UICN est l’acronyme de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Au Nigeria, autour du Rift Albertin, il y a l’indication comme quoi il monterait jusqu’à 1 600 mètres de hauteur. Et que l’élévation de l’Atheris nitschei serai donc à un niveau encore plus haut.

Dans la forêt du Kakamega au Kenya, il se trouve là aussi plus bas que l’Atheris hispida. Préférant aussi des buissons plus humides que l’Atheris hispida. Ces buissons ont souvent des fleurs, ils sont bas et épais.

De manière générale, ils habitent dans tous les types de forêts et dans les savanes bien boisées. Au Nigeria, ils se trouvent dans un large éventail d’habitats, qui incluent les banlieues, l’agriculture et les mangroves. Les mangroves sont forêts d’arbres marécageuses ayant les racines des arbres sortant de ses marais.

Il aime principalement les forêts plutôt pluvieuses et les bordures de ces forêts, ainsi que les marais. Vous pouvez aussi le trouver le long des haies, des taillis et des buissons après la déforestation. Ainsi que près de la rivière Gaboon.

La donation de l’emplacement de la localité type est « Près de la rivière Gaboon en Guinée ». La localité type indique l’endroit où se trouvait le premier spécimen collecté. Ce qui signifie qu’il y a eu la collecte de celui-ci pour en faire une description.

L’Atheris squamigera dans toute sa splendeur

Vous voulez voir un magnifique Atheris squamigera de couleur rouge et jaune ? Si la réponse est oui alors vous devez voir la vidéo de Ghostpenguin’s Reptile Resort.

L’étymologie de l’Atheris squamigera

Vous avez déjà vu dans l’article du genre le mot Atheris, auquel nous n’allons pas y revenir. En revanche ce qui doit sûrement vous intéressez, c’est la signification de « squamigera ». Cette épithète vient du latin est à la signification de « squameux », le mot « squameux » a pour synonyme « écailleux ».

Autrement dit cela signifie : un serpent recouvert d’écailles. Faisant référence sûrement à ses écailles très carénées, parce que tout serpent étant recouvert d’écailles à la base.

Le comportement de l’Atheris squamigera

C’est un serpent principalement arboricole, se déplaçant plutôt lentement, contrairement à l’Atheris hispida. Il a ainsi une queue préhensile lui permettant de bien se maintenir sur les branches.

Pendant la journée, il est souvent à une hauteur de 6 mètres ou plus. À la nuit tomber, il va descendre. Ainsi, il est actif pendant la nuit. Enfin, la journée, il peut parfois se prélasser au soleil au sommet de la végétation dans les clairières. Comme tous les reptiles, il dépend de son environnement pour réguler son corps.

Stephen Spawls précise qu’il est le plus actif entre le coucher du soleil et 2 h du matin. Et que parfois, il se trouve sur le sol.

Son comportement face aux agresseurs

Lorsque vous l’attrapez pour la première fois celui-ci est prêt à vous frapper. Il n’est pas aussi sur la défensive que l’Atheris hispida, selon les informations de Gernot Vogel. En revanche il le serai plus que l’Atheris chlorechis. Bien entendu, tout dépend du cas par cas. 

Selon les dirent de Stephen Spawls et Bill Branch, il se positionne en bobines d’une forme en C. Comme les Echis. Il y a un décalage des bobines qui sont l’une contre l’autre dans des sens opposés. Produisant un son de grésillement, comme de l’eau tombant sur une plaque chauffante.

Son comportement vis-à-vis de ses proies

Quand celui-ci va vouloir chasser, il va descendre des hauteurs pour se placer en bas. Il va faire comme les Trimeresurus arboricole, il va se mettre vers le bas en étant embusqué. La tête pendante, en se tenant par sa queue préhensile attendant qu’une proie passe.

Comme 90 % des Atheris, il est assez opportuniste mangeant notamment des rongeurs, des lézards, des amphibiens, et des oiseaux. En outre, il est aussi ophiophage et cannibale, mangeant ainsi de petits serpents incluant sa propre espèce. Lorsqu’ils sont jeunes, ils préfèrent les lézards et les amphibiens comme c’est le cas de beaucoup de serpents. Et aussi les musaraignes.

Lorsqu’ils sont adultes, ils vont préférer des proies à sang chaud comme les petits mammifères et les oiseaux.

Enfin, Stephen Spawls et Bill Branch expliquent qu’il peut aussi boire dans cette position, sirotant l’eau de condensation du brouillard. Et l’eau de pluie qui descend le long de son corps.

Les sous-espèces, les synonymes et les localités de l’Atheris squamigera

Au début de cet article, vous avez vu la description et les taxons de cette espèce Atheris squamigera. Et vous avez vu que la première description de cette espèce avait pour nom Atheris squamigera squamigera. Ce qui signifie que l’auteur, Hallowell, avait décrit au moins deux sous-espèces.

Cette sous-espèce Atheris squamigera squamigera se trouve du Ghana au Cameroun. En République démocratique du Congo, en Ouganda, dans l’ouest du Kenya et en Angola.

Des années plus tard, en 1 956, vous avez vu que Laurent parlait d’un Atheris squamigera robusta. Ce qui signifie que ce n’était pas la même sous-espèce, que celle décrite par Hallowell.

Cette sous-espèce viendrait de la forêt de l’Ituri dans la Province orientale. Situé au nord-est de la République démocratique du Congo. La description de l’Atheris squamigera robusta et qu’il serait plus grossissant. Ayant un nombre sous-caudal inférieur et une seule rangée d’écailles entre l’œil et les labiales supérieures.

C’est en 2 000, qu’il y a eu la disparition des sous-espèces, Dwight P. Lawson et Paul C. Ustach n’en reconnaissant aucune. Ainsi, ces sous-espèces, depuis cette date ne sont plus que des synonymes de l’espèce Atheris squamigera. Parce qu’il y a bien eu l’acceptation par les autres scientifiques.

L’Atheris anisolepis

Puis cette même année, en 2 000, Lawson et Ustach ont aussi retiré la reconnaissance de l’Atheris anisolepis. Pourtant, il y avait eu l’acceptation par Donald George Broadley en 1 998 et l’élévation en tant qu’espèce. Ce qui ferait de nouveau de cette espèce un synonyme de l’Atheris squamigera. Cependant, tous les scientifiques ne sont pas d’accord sur cela.

C’est François Mocquard qui l’a décrite à l’origine, en 1 887 comme Atheris squamigera anisolepis. En même temps, il semble qu’Oskar Boettger ait décrit cette même espèce sous le nom d’Atheris laeviceps. Aujourd’hui, il y a encore la discussion de ces deux noms. Notamment par Marcel Collet et Jean-François Trape, en 2 020, pour savoir qui à la priorité. Ayant une préférence pour Atheris laeviceps.

La dernière date fut par Van Stanley Bartholomew Wallach et al., en 2 014 qui montrent bien qu’il n’y a pas eu l’acceptation des dires de Lawson et Ustach. Nommant bien l’espèce comme Atheris anisolepis.

Stephen Spawls et Bill Branch ont décidé de le considérer comme un synonyme d’Atheris squamigera. Au lieu de le nommer Atheris anisolepis ou Atheris laeviceps. C’était en 2 018, dans leur livre The Dangerous Snakes of Africa. Leurs raisons sont que les bases sont sur de légères différences d’écaille et de couleur de ces sujets.

Et surtout que les caractères qui sont censés identifier ces sujets. Dans leurs habitats, sont souvent présents dans d’autres parties de l’Afrique où se trouve le typique Atheris squamigera.

Ainsi la bataille entre scientifiques continue pour ce sujet ou « espèce ».

Les anciens synonymes reconnus de nos jours

Contrairement à l’Atheris anisolepis, l’espèce Atheris subocularis qui fut décris en 1 888 par J. G. Fischer a finalement eu la reconnaissance. C’est depuis 2 001 qu’il y a eu la légitimation par Dwight P. Lawson, Brice P. Noonan et Paul C. Ustach. Par le passé, il y a eu la considération comme un synonyme à plusieurs reprises.

L’Atheris hispida aurait eu la considération comme un synonyme, comme déjà dit plus haut. De l’Atheris squamigera par Karl Patterson Schmidt, suite à ses descriptions de ces deux espèces.

Les localités

La donation des noms de localités vient des soigneurs ou plutôt par des expéditeurs. Quand il y a des différences visuelles, que l’espèce ne se trouve pas sur la même aire de répartition. Et que les scientifiques ne la reconnaissent pas comme une sous-espèce. D’où le nom de localité.

À l’heure actuelle, il n’existe pas de localités pour l’Atheris squamigera, tout comme il n’existe plus de sous-espèce. En revanche, il existe des formes et c’est ce que vous allez découvrir dans la section suivante…

Les morphs, les hybridations et les formes de l’Atheris squamigera

Le terme « morph » correspond au mot plus courant « mutation », pour l’état français, c’est « variété ». Quoi que des fois ce terme peut-être utilisé plus génétiquement pour mélanger le tout. Que ce soient les mutations, les hybridations ainsi que les formes.

Dans mes articles, quand je parle de « morph », je fais bien référence aux mutations. Autrement dit aux défauts génétiques qui changent la pigmentation et donc la couleur ou les motifs de l’espèce. Ces morphs ont donc un code génétique ou un langage qui permet de faire ressortir cette mutation. La mutation la plus courante étant l’albinisme. Qui provoquera la diminution d’une des trois pigmentations, appelées mélanine.

L’hybridation en revanche n’est pas un défaut génétique, il s’agit d’accoupler deux espèces différentes ensembles. Par exemple, vous accouplez un Atheris squamigera avec un Atheris hispida. La descendance sera ainsi une hybridation. Si vous faites cela à partir de sous-espèces ou des localités nous parlons alors d’inter-grade.

À l’heure actuelle, il n’existe pas de morph ni d’hybridation. Si vous voulez des morphs tournez-vous plutôt vers des espèces comme le Naja kaouthia. Maintenant, ils existent ce que j’aime appeler des formes. Dans le cas de l’Atheris squamigera, ils existent énormément de ces formes.

Les formes

Vous pouvez vraiment en trouver de toutes les couleurs, il y a des verts, des oranges, des rouges. Mais aussi, des bleues, des blancs, des gris, des jaunes-verts, des bruns… Enfin, il y a des noirs que les passionner recherchent énormément, et même des violets qui semble très rares.

La non-appellation de localité et de morph vient du fait. Que dans une portée, vous pouvez avoir différence couleurs et motifs. Sans pour autant que ce soit génétique ou vraiment lié à une aire de répartition. Même si tout comme pour le Trimeresurus insularis vous avez plus de chance d’avoir une certaine couleur. Selon les lieux où il se trouve.

Selon Stephen Spawls et Bill Branch, dans l’Afrique central, en particulier dans la République démocratique du Congo. Il y a la connaissance de plusieurs formes de couleur. Comme l’orange, la jaune vif, la jaune terne, la grise ardoise et la bleue-grise avec ou sans lignes. La couleur varie au sein des couvées. Par exemple, une femelle Kinshasa a donné naissance à une progéniture d’oranges, de jaunes et de verts.

Remarque : Kinshasa est la capitale et la plus grande ville de la République démocratique du Congo. De plus, il s’agit de la plus grande ville de l’Afrique.

Le mélange des formes et bien toléré dans le cas de l’Atheris squamigera, dont les couvées sont souvent multicolores. Ce n’est pas le cas pour tous les serpents. Dont le Trimeresurus insularis où il y a moyen d’avoir des portées d’une seule de ces couleurs

Les dimorphismes sexuels de l’Atheris squamigera

Concernant l’Atheris squamigera, le dimorphisme sexuel visuel le plus visible à l’âge adulte et la différence de taille. En effet, la femelle est nettement plus grande que le mâle. Ce qui est l’inverse chez l’Atheris hispida. Le sexage des jeunes ne pourra se faire de cette manière.

Le sexage des juvéniles

Pour les sexer, il faudra d’abord commencer par attendre quelques mois, de l’ordre de 4 mois minimum. À cet âge-là, vous avez le moyen de les sexer. Soit par l’inversion des hémipenis, soit d’effectuer un sondage cloacal à l’aide de sondes pour reptiles.

Dans les deux cas, il vous faut vous munir de tube de blocage, ce qui permet de sécuriser votre manipulation. Attention quand même, il vaut mieux être deux pour toute manipulation de serpent venimeux. De plus, ces méthodes requirent un apprentissage auprès d’une personne ayant de l’expérience.

Si vous avez besoin de les sexer plus rapidement vous pouvez passer chez un vétérinaire. Pour effectuer un test sanguin ou une radiophotographie. Ce qui est d’ailleurs plus sûr.

Dans le cas où vous décideriez de les sexer par l’inversion des hémipenis ou par sondage cloacal. Il vaut mieux réaliser la procédure plusieurs fois pour être sûr que ce soit juste. Voir de laisser une autre personne le faire à son tour.

Enfin, il existe aussi la méthode du « sperm plugs », c’est-à-dire des colonnes de sperme solidifié sur l’exuvie. L’exuvie étant ce qui reste après la mue. S’il y a des colonnes de sperme solidifié, il s’agit bien d’un mal dans le cas contraire rien n’est certain.

La reproduction de l’Atheris squamigera

Comme les autres Atheris : Atheris chlorechis, Atheris nitschei, Atheris hispida etc, l’Atheris squamigera est ovovivipare. Ce qui signifie que la femelle ne pondra pas d’œufs. Elle portera juste ces œufs, jusqu’à la mise-bas. À la mise-bas, vous aurez ainsi des juvéniles et des possibles œufs infertiles nommés « Slug ».

Il n’y a pas la connaissance de la maturité sexuelle. Ce que nous savons, c’est qu’elle dépendra avant tout de la taille et de la masse. L’âge n’est pas censé être un critère fiable même si cela est plus facile à retenir. Comptez 2 ans minimum pour la femelle voir 3 ans. Et un peu moins pour les mâles, de l’ordre 1 an et demi à 2 ans.

Les accouplements se font en automne pour une mise-bas au printemps. Ainsi, la gestation est de 6 mois à 7 mois environ.

Lorsqu’elle fera sa mise-bas, vous aurez la chance de découvrir les différentes formes de juvéniles. Avec de la chance, vous aurez comme Snake breeder, Christian Derwey, une forme noire ou autre. Sans avoir à dépenser une fortune.

Les juvéniles sont en moyenne au nombre de 5 vipéreaux à 8 vipéreaux par portée.

Atheris squamigera noir
Source d’origne : Christian Derwey

La dangerosité de l’Atheris squamigera

Cet Atheris est la seule qui aurait causé des décès, notamment en Afrique de l’Ouest. Jean-Philippe Chippaux et Kate Jackson font partie des personnes ayant dit qu’il y avait bien des morts. C’est dans leur livre Snakes of Central and Western Africa. Sans en dire plus sur ce qui c’est passé.

Du côté de Clinical Toxinology Resources, l’indice de dangerosité est de 2,5 sur 6. Ce qui le rang aussi dangereux que le Craspedocephalus trigonocephalus.

Selon Stephen Spawls et Bill Branch, il y a la documentation deux cas de morsure mortelle. Un vient de la République Centrafricaine et l’autre vient du Kenya. Ces documents montrent un gonflement massif et du sang incoagulable. La mort est survenue après 6 jours dans les deux cas. Une victime dans le Nigeria est tombée dans le coma, mais s’est rétablie.

De l’autre côté, il faut quand même prendre en compte. Que c’est l’espèce d’Atheris ayant la plus grande aire de répartition. C’est aussi la plus nombreuse. Et donc qu’il y a plus de risque de se faire mordre par un Atheris squamigera. Que par un Atheris hispida, par exemple. Il y a aussi la confirmation de par le site de Clinical Toxinology Resources. Plaçant tous les Atheris au même niveau de dangerosité.

L’envénimation

Toujours selon Clinical Toxinology Resources, l’envenimation, peut-être, grave et potentiellement mortelle. Les effets locaux seraient des douleurs locales, des enflures, des ecchymoses et des cloques. Il n’y aurait pas de nécrose locale.

Les effets systémiques généraux sont variables. Pouvant inclure des maux de tête, des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales (souvent intense). En outre, il y a aussi de la diarrhée, de la tachypnée, une détresse respiratoire et une hypotension. Enfin, des étourdissements, un collapsus et des convulsions.

De la coagulopathie et des hémorragies sont peu fréquent à rare. S’il y a de la coagulopathie, il y a une modération de celle-ci ou elle est sévère. Il peut y avoir des dommages rénaux qui sont peu fréquents à rare et qui viennent souvent d’effet secondaire.

En conclusion, le venin serait principalement hémotoxique (le sang) et néphrotoxique (les reins).

Les traitements

Lorsqu’il y a une morsure, il faut l’évaluer et admettre d’urgence tous les cas. Il doit y avoir une surveillance de la coagulation par période, et faire des transfusions et une thérapie si nécessaire.

L’anti-venin spécifique n’est pas disponible. Bien qu’il y a eu la démonstration que l’anti-venin du genre Echis a aidée dans certains cas.

Si vous être en France, il faut savoir qu’il y a la considération des anti-venins comme des médicaments. Et qu’à ce titre, vous ne pouvez plus, vous les procurez vous-même, depuis 2 004. Cependant, vous pouvez vous inscrire à la BSA (La Banque des Sérums Antivenimeux de France.) qui est là pour ça. Sans parler que les anti-venins sont très coûteux.

Les statuts de conservation de l’Atheris squamigera

Si vous vous souciez vraiment de la conservation des animaux. Vous prendrez toujours le temps de vérifier de ce qu’il en est de leur statut. Pour ce faire, vous pouvez utiliser les informations de l’UICN que vous avez déjà vu plus haut. Ils possèdent une liste rouge qui indique l’état de chaque espèce. Le nombre estimé actuellement dans la nature et s’ils sont en croissance ou en diminution.

Pour l’Atheris squamigera son statut est en Préoccupation mineure, sur cette liste rouge. C’est à la date 24 octobre, 2 019. De plus, elle est stable. Ça signifie que dans le moment présent, elle n’est absolument pas en danger critique d’extinction. Maintenant, c’est seulement le moment présent, rien ne dit que dans l’avenir les choses ne sont pas différente. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de mal de s’occuper de cette espèce.

En prendre dans la nature, même pour ne pas la reproduire n’est pas un problème dans le moment présent. Sauf que cela n’est pas nécessaire pour cette espèce. En effet, au niveau de la captivité, cette espèce se reproduit très bien. Et donc il n’y a pas besoin d’en prendre dans la nature. Contrairement à l’Atheris hispida, qui s’avère plus délicat.

Le fait d’en prendre dans la nature à forcément un impact. Qui peut rendre l’espèce d’un certain statut à un autre plus grave. De plus, si ce n’est pas pour les faire reproduire cela aura un double impact sur la conservation de l’espèce. Enfin, il faut aussi prendre en compte que le coût de voyage est beaucoup plus cher. Que les animaux sont souvent en mauvais état qu’il faudra donc les soigner.

Qu’ils ne seront jamais comme ceux nés en captivité, etc. Pour cette espèce, il n’y a vraiment aucun intérêt à le faire. À l’exception du changement de sang.

La CITES

Comme vous l’auriez compris, l’UICN n’a aucun pouvoir sur le fait des transactions des animaux. Ce n’est pas une loi. Elle vous indique seulement l’état des différentes espèces. Après, c’est à vous d’en avoir bonne conscience. En revanche, la CITES est bien une loi qui régule les transactions des animaux.

La CITES est l’abréviation de Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Elle classe les animaux en trois annexes écrit en chiffres romain. La Convention de Berne est l’équivalent Européen classant les animaux en 4 annexes. Cette fois-ci, il y a l’utilisation de l’alphabet latin de A à D.

Pour savoir si vous pouvez importer un Atheris squamigera sans régulation de ces deux lois. Il vous faudra vérifier sur chaque site le statut. Pour se faire vous aller vous rendre sur le site de la CITES française. Et aussi sur le site de la CITES américaine.

Au moment où j’ai écrit cet article l’Atheris squamigera n’est pas dans les annexes. Ce qui signifie que cette espèce est libre de transaction vis-à-vis de ces lois. En effet, il faut aussi prendre en compte les lois du pays où vous êtes. Et du pays où vous voulez exporter cette espèce. Sans leurs accords, vous ne pourrez pas l’importer chez vous.

Remarque : le fait que l’Atheris squamigera n’est pas sous CITES. Ne signifie pas pour autant que c’est le cas pour tout le genre. Dans le moment présent l’Atheris desaixi est en annexe II/B !

La captivité de l’Atheris squamigera

La fiche de théorie

Pour savoir comment maintenir un Atheris squamigera, il faut se renseigner sur son habitat, son comportement et son physique. Vous savez maintenant qu’il s’agit d’une espèce arboricole et qu’elle a une taille maximum de 80 cm. Ainsi, l’espace de vie devrait être de 80 cm minimum de longueur si vous êtes Suisse. Si vous êtes en France ou Belgique, vous pouvez faire plus petit de l’ordre de 60 cm environ.

Vu qu’il est arboricole, il faudra une bonne hauteur. De préférence d’au moins 60 cm (C’est le minimum pour la Suisse.). Une largeur de 45 cm environ est suffisant (40 cm minimum pour la Suisse.). Si vous optez pour des vitres coulissantes, il faut impérativement mettre un joint de calfeutrage pour boucher l’espace. Il ne faut pas oublier qu’ils sont ovovivipares et donc que les juvéniles pourrai passer par cet espace.

Pour le substrat, vous partez sur une espèce plutôt humide. Ainsi, vous pouvez par exemple commencer par des billes d’argiles pour le drainage. Puis mettre de la fibre de coco ou de l’écorce de coco sur une partie. Et de l’autre de la tourbe blonde. Il peut aussi y avoir de la mousse ou de la sphaigne fraîche.

L’hygrométrie

Ensuite, pensez à mettre un bac plus ou moins grand selon l’hygrométrie que vous voulez avoir. Personnellement, j’ai une préférence pour rester entre 50 % d’humidité et 70 % d’humidité. Parce qu’il y a eu la reconnaissance qu’une trop grande humidité cause des maladies. Comme des problèmes pulmonaires.

De plus, si vous regardez le climat du Kakamega par exemple, sur des sites comme climate-data.org. Vous remarquez que l’hygrométrie est entre 56 % et 79 %. Bien sûr, cela n’est pas assez précis, cependant ça donne quand même une base.

Si malgré tout, vous vous voulez une hygrométrie plus haute. Comme 80 % d’hygrométrie, dans ce cas utilisez une bonne ventilation. Des petits ventilateurs d’ordinateur feront bien l’affaire.

Le chauffage

Par le haut et non par le bas, il vous faudra chauffer parce que l’espèce est arboricole. Cela peut se faire avec des tapis chauffant de hautes puissances. Ou alors ce sont des radiateurs placer sur le dessus de l’espace de vie créant ainsi une graduation de chaleur. Plus le serpent se love sur les branches du bas, plus il aura une température plus froide et inversement.

Les températures peuvent être de 27 °C à 30 °C au point chaud. Et 25 °C à 26 °C au point froid. Pendant la journée et en dehors de la période froide. Concernant les températures de nuit elles peuvent être de 19 °C à 20 °C au point froid. Et de 21 °C à 22 °C au point chaud. Comme dit plus il descend des branches et plus ça sera encore plus froid.

Pendant la saison froide la température peut-être de 14 °C à 21 °C.

Observez bien vos pensionnaires, selon leurs comportements, vous allez devoir effectuer quelques réglages.

L’éclairage

La lumière du jour suffit très bien. Si maintenant vos protégés se trouvent dans un endroit sombre auquel vous avez besoin d’éclairer. Dans ce cas une lumière artificielle de 12 jours et largement suffisant. Pendant la période froide, vous pouvez la rabaisser de 2 h.

Les UV-A et les UV-B ne sont pas nécessaires pour cet Atheris. En effet l’Atheris squamigera mange des vertébrés qui compose tout le nécessaire. De même, il n’y aura pas besoin de compléments alimentaires.

L’aménagement intérieur

Pour l’aménagement intérieur, il vous faudra placer des branches et des bâtons à différentes hauteurs. Pour qu’il puisse réguler sa température. Il peut y avoir aussi le placement d’une à deux plantes, qui serviront comme cachette. Ne mettez pas trop de plantes. Parce que pour votre sécurité, il vous faut trouver la tête facilement de votre serpent.

Au sol placé un bac d’eau plus ou moins grand selon l’hygrométrie que vous souhaitez. De plus, ce bac servira aussi pour l’hydratation qu’ils puissent faire ses mues correctement.

L’avis de Gernot Vogel

Dans le livre Venomous Snakes of Africa, Gernot Vogel donne des indications sur la maintenance de l’Atheris squamigera. Ainsi, il explique que ce serpent est nocturne, qu’il est arboricole et qu’il est ovovivipare. Qu’il n’y a pas besoin de faire une hibernation pour le faire reproduire. Que son agressivité est variable allant du plus bas au plus haut.

Qu’il mange de tout et qu’il y a une maintenance et une reproduction régulières en captivité. Enfin, il préfère les endroits comme les forêts sèches à humide et les plantes vivantes. En outre, il aime aussi les terres boisées et les savanes humides.

Pour ce qui est de la taille de l’espace de vie, il indique un terrarium XL. Dans la légende XL = (0,75 x 0,5 x 1,0) x TC. TC signifie taille du corps. Cela est pour un à deux spécimens, pour chaque serpent additionnel, il faut rajouter 20 %.

L’expérience de Patrik Flandroit

Patrik Flandroit est un Belge ayant une très longue expérience derrière lui, auquel nous avons beaucoup à apprendre de lui. Il possède un site auquel il parle de ses acquis avec ses serpents venimeux. C’est une excellente source d’information et de plus gratuite ! Et donc, il parle de sa connaissance avec l’Atheris squamigera.

Deux choix s’offrent à vous, vous pouvez aller consulter son site « snakevipera-reptiles » ou vous pouvez lire mon adaptation ici. Avec mes notes.

Il commence par expliquer d’où ils viennent, d’Afrique centrale le long de l’équateur. Il explique ensuite, qu’il y a un dimorphisme naturel visuel, les mâles étants beaucoup plus petits que les femelles. La taille selon lui est de 45 cm à 70 cm, pour les plus grands, tout sexe confondu. Et que c’est rare qu’il dépasse les 60 cm.

Il en viendra ensuite sur son physique, il explique que les écailles sont fortement carénées et qu’ils existent plusieurs couleurs. Comme le vert, le vert bleuté, le gris bleuté et le gris foncé. Il y aurait aussi le noir, le jaune, l’orange, l’orange à rouge brique et l’orange parsemé d’écailles gris bleuté. Enfin, il explique aussi qu’il peut y avoir un mélange de ces couleurs.

Des Atheris squamigera gris bleutés

Il en vient par la suite sur les spécimens qu’ils possédaient au moment où il avait écrit son récit. Il s’agissaient d’un couple de couleur gris bleuté. L’espace de vie était un terrarium en verre. Il était de 50 cm de longeur, 50 cm de largeur et de 60 cm de hauteur.

Notez bien que la hauteur est toujours le plus important dans le cas d’un serpent arboricole.

Il y avait le recouvrement du fond ainsi que les parois de chaque côté. C’était avec des bouchons de chêne-liège qui avaient une couleur brun foncé.

Note : il est toujours important d’obscurcir les parois et le fond parce qu’ainsi, le serpent se sent plus en sécurité.

Puis, il rajouta des branches et des plantes artificielles pour terminer sa belle décoration.

Note : l’intérêt des branches est qu’ils peuvent monter, celui-ci étant arboricole. Et celui des plantes qui servent comme cachettes.

Ensuite, sur le sol, il avait mis de la tourbe blonde sur une épaisseur de quatre centimètres.

Note : cette tourbe blonde permet de bien garder une forte hygrométrie. Ce qui n’aurait pas marché si c’était des copeaux de bois et encore moins si c’était du sable.

La climatisation de ses Atheris

Il indique qu’il laissait de l’eau sur le sol et qu’il faisait des pulvérisations d’eau tempérée à 25 °C. Cela une fois dans la journée. Ce qui lui permettait d’avoir une hygrométrie de 70 % d’humidité à 80 % d’humidité. Au moment où il pulvérisait ou non.

Note : comme vous le comprenez, il ne va pas avoir une haute hygrométrie constante. Parce que s’il avait fait cela, il y aurait un trop grand risque de maladie. Ainsi, la pulvérisation plutôt qu’un bac d’eau trop grand permet d’avoir une hygrométrie qui augmentait temporairement.

Juste après il explique ces raisons de pourquoi il ne surcharge pas en plantes et en branches. Et ceux bien qu’ils sont arboricoles. Il dit que c’est pour sa sécurité et à mon sens, il a tout à fait raison. Ici, votre priorité devrait être votre sécurité et non le terrarium le plus joli possible.

Il révèle ensuite les températures qu’il a dans l’espace de vie. De jour, elles étaient de 27 °C et la nuit elles étaient de 20 °C à 22 °C.

Puis il révèle un point important pour la reproduction, il dit qu’il ne faisait pas d’hibernation. Il explique qu’il augmentait juste les pulvérisations par deux, juste avant la période des accouplements. Ces périodes d’accouplements se produisant en février et en mars.

Note : il faut savoir que dans les régions tropicales, il y a deux saisons. Ces périodes sont la période sèche et la période pluviale. Dans le cas des Atheris squamigera il se reproduit avec l’arrivée de la saison des pluies. Et non pendant la saison sèche, d’où l’augmentation de la pulvérisation.

Il en vient au nourrissage des adultes, il dit qu’il donnait une souris adulte par semaine.

Leurs comportements et leurs manipulations

Puis, il écrit sur le comportement de cette vipère. Il explique que ce serpent est relativement calme et qu’il n’est pas du tout sur la défensive en journée. Toutefois, lorsque le crépuscule vient, voir plus tard, il devient actif et là les choses changent. Quand il paissait devant le terrarium, ses Atheris squamigera pouvez se mettre en position de « S ». Et ils pouvaient même frapper contre les vitres.

Note : il y a deux choses à suivre ici, il s’agit d’un serpent qui est nocturne et non diurne. Et de l’autre, il ne frappe pas contre la vitre parce que son espace de vie est trop petit. Il frappe pour protéger son espace de vie ! C’est quelque chose de dur à comprendre visiblement pour les personnes autoproclamer « animaliste ». N’ayant aucune expérience dans le domaine, sans oublier la manipulation et l’hypocrisie.

Toutefois, ils faut leur accorder, que si cela se produit souvent chez vous. Il vous faudra donner un espace de vie plus grand en profondeur. Car sinon vous risquez de blesser l’animal et cela deviendrait une forme de maltraitance.

Il révèle qu’il devrait avoir la manipulation de cette vipère à l’aide de crochets de contention. Et que cette vipère, peut-être surprenante et dangereuse. Parce que si vous la gardez trop longtemps sur le crochet. Cette vipère va remonter, celui-ci est, cela pourrait devenir dangereux pour votre main. Il explique que pour parer à cette situation, vous pouvez avoir un second crochet sous la main.

Note : outre un deuxième crochet, vous avez les solutions de lâcher le crochet. Cela pourrait blesser le serpent, selon la hauteur. Où vous pouvez utiliser à la limite un gant de contention.

La reproduction

Il révèle que l’Atheris squamigera est ovovivipare et que les juvéniles naissant entre août et septembre. Et il y a de 5 nouveaux-nés à 8 nouveaux-nés en moyenne. Il indique aussi qu’il n’a jamais eu la chance de les voir s’accoupler.

Note : de nos jours, vous avez la possibilité d’utiliser des caméras. Comme les cameras de chasse qui vont filmer quand quelque chose bouge.

Ensuite, il explique qu’il séparera les jeunes seulement une fois qu’ils ont fait leur première mue. Ils les avaient placés dans de petits bacs en plastique de type Tupperwares. À l’intérieur, il y a de l’essuie-tout comme substrat et une petite branche. En outre, il y a une plante en plastique ainsi qu’un bol de l’eau. Enfin, il faisait une pulvérisation en fin de journée.

Concernant le nourrissage, il révèle que les jeunes étaient généralement assez faciles. Ils prennent très facilement les souriceaux d’un jour décongelés et présentés au bout d’une pince.

Note : les souriceaux d’un jour sont les rosés d’un gramme à deux grammes.

Pour les plus difficiles, vous pouvez les irriter avec la proie tendue. Cela peut durer quelques minutes avant que cela ne prenne et qu’il tient vraiment bien la proie dans sa gueule. Soyez patient, ça va marcher. Enfin, il dit que pour ceux auxquels cela ne marche vraiment pas qu’ils les gavés à ce moment-là.

Note : si vous voulez éviter de les gaver, pensez à la nourriture alternative : des amphibiens, des sauriens, des poissons, etc. Du moins si vous avez le temps de vous en occuper.

Faites très attention

Il révèle aussi qu’il ne faut JAMAIS mettre vos mains dans l’espace de vie de ce serpent. D’ailleurs de n’importe quels serpents venimeux. Parce que sa détente est furieuse et nette. Et cela, même si celui-ci vous pourrez totalement placide.

Note : bien sûr, c’est à vos risques et périls, ce n’est pas son problème !

La vénomisité

Patrik Flandroit termine en parlant de la vénomisité. Il explique que son venin est cytotoxique et hémotoxique. Et lorsque vous vous faites mordre, vous constaterez des nausées, des vomissements et des diarrhées. En outre, une douleur conséquente à l’endroit de la morsure et un œdème local voire même extensif. Si la morsure s’est faite au niveau des doigts, l’œdème pourra s’étendre jusqu’à l’épaule.

Puis cela crée aussi, une hémorragie locale, une thrombopénie, un aspect de fatigue et de somnolence. Enfin, des phlyctènes et une nécrose locale assez importante.

Note : personnellement, j’ai une préférence pour utiliser le mot « principalement » pour la composition du venin. Parce qu’en effet, souvent, il y a la composition d’autres toxines dans le venin à plus faibles pourcentages. Donc, c’est à vous de voir…

La toxine cytotoxique indique qu’elle s’attaque aux cellules du corps envenimé.

Le prix des Atheris squamigera

Comme vous en doutez, le prix va changer selon la couleur. Parce qu’en effet certains sont plus rares et demandez. Et donc il y a des personnes ou sociétés qui en demanderont plus selon la forme. De l’autre côté, vous pouvez tomber sur quelqu’un qui a la contrainte de vendre ou qui arrête. Et ainsi les avoir un meilleur prix, c’est des opportunités qui se présente de temps en temps.

En fait, c’est à vous de savoir combien vous êtes prêt à donner pour en avoir.

Pour avoir une idée de base, le site américain Underground Reptiles en propose de temps en temps. Vous voyez la différence de prix selon les formes. Majoritairement, ils les vendent à 399 $. Certain moins, comme le vert à 250 $ et d’autres plus comme le rouge cramoisi à 499 $.

Plusieurs formes d'Atheris squamigera sur Underground Reptiles.
Source : Underground Reptiles

Vous pouvez compléter votre recherche de prix en regardant sur les marchés en ligne comme Enimalia et Terraristik. Vous trouvez bon nombre d’annonces de personnes qui en vendent.

Remarque : il y a l’interdiction d’en acheter sans être en règle vis-à-vis de votre pays. Vous risquez une forte amende et la prison. Souvent, il vous faut un permis. En France, un Certificat de capacité et un Autorisation d’ouverture d’établissement sont nécessaires. Et en Belgique dans le Wallon un Permis B. Si vous êtes Suisse, il vous faut aussi un permis.

Le mot de la fin

Avec cet article, vous avez appris énormément de choses sur les Atheris squamigera. Et je suis certain que cela vous servira par la suite. Maintenant, comme vous le savez, vous ne pouvez pas, vous procurez directement des Atheris squamigera. Sans avoir un permis pour cela (sauf Bruxelles et autres exceptions.).

Pour réaliser votre rêve il fa falloir d’abord y aller étape par étape. C’est qui est facile, c’est juste une question de temps.

La première chose que je vous invite à faire, c’est de vous inscrire à ma liste de contact. Cela va vous permettre de gagner de nombreux avantages et surtout du temps.

En vous inscrivant gratuitement :

Je vous retrouve tout de suite de l’autre côté pour la première vidéo,

– Sébastien

PS : bravo, maintenant, vous en savez beaucoup sur l’Atheris squamigera.

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